SweatShop – Deadly Fashion ou l’envers du prêt à porter low cost

SweatShop – Deadly Fashion est un documentaire-réalité norvégien qui fait découvrir à 3 blogueurs mode,  l’envers peu glorieux du prêt à porter low cost. 

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Pour les besoins de cette téléréalité Frida, Ludvig et Anniken partent en Asie vivre le quotidien de travailleurs de l’industrie textile low cost. Pendant 30 jours, les 3 jeunes Norvégiens, suivis par des caméras 24h / 24 vivent la vie de la main d’oeuvre cambodgienne d’une usine de prêt-à-porter pour grandes enseignes. Ils découvrent des conditions de travail très dure, des conditions de vie plus que sommaires et un salaire misérable.

Dans la famille d’accueil des jeunes norvégiens, toute la famille dort à même le sol et se lève à l’aube pour partir travailler à l’usine dans un camion surchargé.  Avec leur salaire journalier les 3 blogueurs s’aperçoivent qu’il est impossible de faire des courses au supermarché pour nourrir une famille, même si le coût de la vie est très bas au Cambodge.

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Sur son compte Twitter, Anniken Jorgensen relate son expérience : « Cette nuit, j’ai dormi dans cette maison minuscule. Ma salle de bain est plus grande que ça ! […] Le réveil a sonné à 5h30. Nous nous sommes levés avec un énorme mal de dos pour aller travailler. J’ai cousu des habits pendant 8 heures. J’ai gagné 4 dollars….Nous sommes des enfants gâtés. J’ai honte ». Puis elle déclare  » What kind of life is this ! » (quelle sorte de vie est-ce?).

Après la diffusion de l’émission, les participants ont créé le débat en  Norvége. Anniken a critiqué la position du journal diffusant la série via leur site web, Aftenposten, qui a refusé de montrer les conditions de travail dans les usines produisant pour H&M gros annonceur dans les pays scandinaves.

Frida, est allée à la rencontre des dirigeants d’ H&M pour qu’ils s’engagent à améliorer les conditions de travail des travailleurs du textile. Le travail dans les usines de textile a par la suite fait l’objet de questions au Parlement norvégien, comme le précise le réalisateur.

Évidemment on peut s’étonner que ces jeunes gens n’aient conscience, qu’une fois sur place, que l’envers du prêt à porter low cost soit si misérable. Néanmoins, il est intéressant de vouloir faire prendre conscience aux consommateurs que nombreuses sont les enseignes qui ont peu d’éthique, voire pas du tout.   Est-ce que suite à genre de documentaire les entreprises textiles changeront leur mode de fonctionnement et réévalueront les conditions de travail et de salaire de leurs petites mains? Allez savoir!

Tous les épisodes sous-titrée en anglais ou en espagnol de la série « Sweatshops – Deadly fashion », sont disponibles sur le site de la chaîne Aftenposten.

 

Et vous pensez-vous que le documentaire SweatShop – Deadly Fashion, montrant l’envers du prêt à porter low cost, puisse avoir un impact sur les entreprises ou votre façon d’acheter?

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